Le témoin

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Le témoin.

Tu étais heureux et fier pour mes parents lorsque tu appris que ma mère était enceinte.

Tu fus rempli d’ émotion lorsqu’ ils revinrent pour l’ accouchement.

Plus tard tu assistas au stress des vaccinations, à mes petits bobos, les maladies infantiles, mes rhumes, mes grippes …

Ton air réprobateur me remis dans le droit chemin, lorsque convoqué chez le directeur de ce collège, j’ attendais avec toi devant son bureau.

Tu partageas aussi avec moi mes réussites aux examens scolaires.

Présent, rassurant et maître de patience avant ce concours et cet entretien d’embauche.

Tu assistas réjoui, à mon mariage dans cette immense salle de la Mairie.

Puis un cycle se réenclencha avec mes enfants, naissance, docteur, école, et cetera.

Dans cette pénombre de ce petit couloir des urgences, tu entendis comme moi ce médecin au fort accent, m’ annoncer cette terrible nouvelle.
La phase terminale de cancer de ce parent …

Et je le sais maintenant. Quand viendra mon tour. Le grand voyage, le dernier !

Tu seras là encore ! Toi l’ ARBRE des maisons, le FICUS .
Celui qui peuple toutes les salles d’ attente.
Celles des maternités, médecins, écoles, administrations, mairies, urgences …

Silencieuse et discrète forêt magique éparpillée.

Sentinelles de l’ Humanité, vous serez pour nous tous toujours à nos côtés.
Dans l’ angoisse, nos joies, nos peines.

Il suffit juste de tourner un peu la tête pour vous remarquer …

Glomérule Néphron.

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Sans L

Pearly Aura Female Sky Angel Guardian Angel

Pour clore cette anecdote Remington, et la parenthèse Georges Perec – oui, un type très personnel  😉  – qui démontra que l’ on peut facilement vivre sans « E » .

Voici un petit poème qui répond au fond et à la forme mais antinomiquement, à la question : pouvons nous vivre sans « L » ?

Sans L,

Peut-on vivre,
Uniquement survivre ?

Des années de vie à deux,
Nous ont soudés, épreuve du feu.

Toujours une profonde connivence,
Un premier jour où tout commence.

Tant de fois secoués, éprouvés ,
Sauvés par nos destins fusionnés.

Comment progresser, atteindre,
Extases, béatitude, sommets…

Sans L .

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Glomérule Néphron.

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L’ affaire de la lettre 2ème version

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Un petit hommage avec ce bout de roman noir, rendu à Georges Perec. Ce géni qui créa un polar de 300 pages sans utiliser une seule fois la lettre « e » . Peut être l’ ancien propriétaire de cette Remington que j’ ai acheté dans un vide grenier, machine à écrire dont la lettre « e » disfonctionnait !

titre suggéré par Les Carnets Paresseux :

« il tapa un roman noir durant la nuit »

Putai.. Jo. Pourquoi t as voulu l’ avoir ?
L ‘ outil du Roman noir … l’ occasion du jour !
L’ individu qui la bradait : « P…r…c » , sais plus !
Un nom armoricain … Maudit soit- il !
J’ aurai du lui … Il va y avoir du sang !
Bon calmons nous !
Sois pro Jo, un bon flic!
Mûris !
Mais pas trop, sinon tu pourris !
Un ripou jamais !

Un roman noir, hum voyons…
Max misa tout son magot sur « un cinq »   😉 un bon bourrin qui aurait pu finir.
Mais la barraca l’ a fuit, ça fait un bail !
Voilà, plus un radis…

Il lui fallait un truc divin.
Un puissant souhait pour avoir plus de sous, sortir du black-out !
Au nom du papa,
du fiston,
du saint machin,
Ainsi soit il …

Non, il lui fallait surtout agir sans mollir !
Finir par avoir la solution à «la disparition » .
Un fou a commis un rapt !
Mais a commis un oubli aussi : un pli, un mot d’ amour !

Y a t- il fait un grigri  ? Hum, fou mais pas idiot !

 

A l’ issue de cet exercice au combien ardu, je n’envisage pas ma vie sans « e » ! Merci à Nuage 1962 et Clem Les narines des crayons qui par leur commentaire m’ ont mis sur la piste de Georges Perec que je ne connaissais pas. J’ ai commandé son livre «La disparition» , le polar écrit sans un seul «e» ! J’ ai hâte de le recevoir afin de découvrir tous les subterfuges utilisés pour cette prouesse littéraire.

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Glomérule Néphron.

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L’ affaire de la lettre 1ère Version

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Où nous en étions restés : Cette Remington achetée sur ce marché aux puces et dont la lettre « e» disfonctionnait.
Peut- on écrire un bout de Roman noir lisible sans cette lettre. Les autres touches é et è fonctionnaient, elles .

Voici ce que cela aurait donné !

L’ ambianc-  moit-  -t   -nfumé-  d-  c-  tripot cland-stin m- fit  r-p-ns-r  l’  -spac-  d’un instant, à ma  d-rnièr-  affair-  qui m-  m-na au V-n-zu-la.
M^m-  chal-ur ! Mains moint-s, pi-ds «poit-s» …  -t  tout  l-  r-st-  dégoulinant  -t collant comm-   du papi-r tu- mouch-.
Put…Cinq h-ur-s du mat !
Ras la casqu-tt-  d-  c-tt-  parti-  d-  pok-r  int-rminabl-. Trop d’ alcool, plus l-s idé-s clair-s.
Vu m-s gains, ou plutôt m-s  p-rt-s,  j-  vais êtr-  -nfin  h-ur-ux en amour !
Un d-rni-r  tour. All z,  j-  pari-  ma montr- . Un-  br-loqu-  c-rt-s, mais qui brill-.
Pour c-s  pi-s  ça ira bi-n !
J-  l-ur  fait compr-ndr-  à mot couv-rts, qu-  j-  suis aussi armé.
Fidèl- à ma d-vis- : si tu v-ux quitt-r  l-  j-u  -n paix avant l-s  d-tt-s  alors prépar- la gu-rr-.
La dissuasion y a qu- ça d- vrai ! D-mand-z  aux Russ-s -t aux Ricains.
R-marqu-z  c’ -st aussi un p-u un-  gu-rr- froid-  dans son g-nr-, l-  pok-r.
M-  voilà  -nfin sorti d-  c-  traqu-nard.
-n  croisant c-  rat dans   c-tt-  ru-ll-,  j-  r-p-ns-  à  c-tt-  sal-té d’ affair- : la dispartion.
C-tt-  -nv-lopp-  trouvé-  vid-  sur l-  lieu  d-  l’ -nlèv-m-nt.
Où  -st donc passé-  la l-ttr-  qu’  -ll-  cont-nait ?  Signé-  très probabl-m-nt par le kidnapp-ur.
C’  -st quand m ^m-  pas un rat qui l’ a boulotté !

La version ci-dessus a un peu beaucoup des airs de « jeu du pendu » , vous ne trouvez pas ?

Le prochain texte sera moins long mais plus lisible, une recette à la Georges Perec garantie 100% sans «oeuf» et sans tiret !

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Glomérule  Néphron.

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La lettre E

Relic Antique Manual Old Typebars Typewriter

Auparavant …

Il y a « quelques années » je faisais l’ acquisition d’ une Remington modèle rétro, à un marché aux puces. Cette magnifique machine à écrire me coûta à l’ époque 150 Francs. Une anecdote pas toute jeune !

D’ une esthétique irréprochable, cet outil de prédilection de l’ écrivain de roman noir, recelait néanmoins un vice caché. Et pas des moindres !

Je m’ en rendis compte à sa première utilisation, n’ ayant malheureusement pu l’ essayer avant de l’ acheter !

Au début la capricieuse refusait parfois d’ écrir- la l-ttre «e» .
Le «é» et le «è» fonctionnai-nt très bi-n. Pas les m^m-s touches !
Puis le symptôme se fit persistant, -t  s- transforma  -n maladi- incurabl- !

Vous imagin-z un roman noir sans c-tt- fam-use l-ttr- «-» !
Sans dout- la plus utilisé- d- tout l’ alphab-t !

P-ut- ^tr- pourrais-j-  t-nt-r  l’ av-ntur- ?
Qu-lqu-s lign-s de roman noir sans «-»
A suivr- …

Glomérul- Néphron.

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Le vide grenier

Former Vintage Remington Retro Typewriter

Le vide grenier.

Elle trônait entre ce service de table en porcelaine et cette collection de petites voitures de marque « Majorette » .

Son altesse attira mon attention par son jeu de miroir. Sa peinture noire vernie me renvoya un rayon de soleil qui littéralement me tapa dans l’ oeil .

Je fus subjugué par sa beauté et tomba aussitôt fou amoureux d’ elle.
Sa magnificence ne faisait pas son âge. Elle avait traversé le temps .
Une véritable « Highlander » !

Une Remington.
Oui, rien que ça ! Et en parfait état, du moins je le croyais …
Remington : sonnait comme celui d’ une arme de poing, du même nom .
Indispensable à l’ écrivain de roman noir .

Le problème des brocantes, c’est que l’ on ne peut que très rarement essayer ce que l’ on achète ! A moins que l’ exposant ait un groupe électrogène, vous ne pourrez essayer, par exemple, cette superbe radio à lampe.

Mais une machine à écrire sans papier aurait dû me mettre la puce à l’ oreille …
La suite bientôt …

Glomérule Néphron.

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L’ automne

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Quelque chose à changé…

L’ herbe est encore bien verte par endroits, mais les grillons n’y chantent plus.

La nature semble comme s’essouffler, son rythme progressivement ralentir .

Elle s’est parée de teintes, du rouge profond au plus beau mordoré flamboyant.

Le frisquet soleil du petit matin disperse les dernières brumes de son pinceau de lumière, et vient déposer sur les crêtes ce jaune délavé.

La tiède lumière de la journée devenue pastelle, n’est plus que le lointain souvenir de celle de la gloire de l’été.

Le soir, les sommets engourdis par les premières fraîcheurs s’emmitouflent pour mieux se réchauffer dans leurs nuages d’ouate .

C’est l’ Automne dans ma vallée…

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