Finch

Finch

Les fêtes sont passées, certes, mais elles m’ ont inspiré cette petite aventure…

Finch.

Pour Finch, la nativité et le nouvel an représentaient, à ses dires : « deux supplices imaginés par l’ Homme et ses traditions stupides « .

Pour lui, ces instants « festifs » n’ étaient qu’ obligations et gâchis.
Se forcer à trouver des idées de cadeaux, de repas pantagruéliques, se creuser à s’en tordre les méninges pour organiser « les réjouissances », se retrouver tiraillé entre sa belle-famille et la sienne, dispersées toutes deux aux quatre coins de la France.
Il lui fallait mener une âpre lutte, à grands renforts d’arguments, pour remporter contre son épouse la bataille du planning, et déterminer avec qui ils feraient le 24, 25, le 31, et la « fête du milieu ». Ce repas qui se déroule entre toutes ces ribotes, idéalement le 27, 28 ou 29 décembre. Il est conçu pour les délaissés de la famille qui n’ ont pas eu la chance de remporter le combat des dates officielles de l’année.

Il aurait été bien plus simple de faire une grande fête qui aurait réuni toute la tribu ou alors d’établir un plan de rotation quadriennal et de s’y tenir… Mais il n’ en était rien ! Tous les quinze frimaire, il se prenait la tête avec sa compagne, car tout était remis en jeu et palabré de nouveau !

À la même époque, tous ces tiraillements et cette montagne de stress le contrariaient, à tel point qu’il finit par contracter « l’ angoisse des célébrations », un bon mois avant !

Mais où étaient donc passées la joie et l’ excitation qu’il ressentait à l’ approche de Noël, quand il était enfant ?

À suivre …

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Glomérule Néphron.

Crédit photo: Photo 1

 

Abduction

Crédit photo: Photo enlèvement,cliquez ICI

Abduction.

Qu’est-ce que je fais là ?

J’ai l’ impression que cela fait des heures que j’ attends, paralysé par la peur, étendu sur une sorte de fauteuil, aussi dur et inconfortable qu’ une table de bloc opératoire.

J’essaie tant bien que mal de tourner la tête, ma boîte crânienne étant solidement maintenue.

J’arrive néanmoins à l’incliner légèrement de chaque côté et découvre une pièce aux murs immaculés, semblables au plafond, d’où émergent deux dalles blanches fluorescentes, qui en rompent sa monotonie.

À proximité directe, se trouve une tablette, sur laquelle est posée un champ stérile, avec dessus, des instruments (de torture?) parfaitement alignés. L’ angoisse monte d’un cran…
Et d’ un autre encore, quand j’ entends une porte qui s’ouvre et se referme derrière moi.

Quelqu’un ou quelque chose s’approche …
Aveuglé par l’ éclairage sorti de nulle part et brandi devant moi par ses soins, je ne distingue de l’ entité qu’ une vague silhouette d’apparence humanoïde.
Le projecteur qui est désormais braqué sur ma bouche, me fait penser à celui du film « La guerre des mondes » sorti en 2005, et réalisé par Steven Spielberg.
Plus précisément, dans « la scène de la cave ». Où, souvenez-vous, ce monstre (de technologie) fait irruption.
Semblable à un énorme serpent métallique, dont les yeux sont deux puissantes lampes, il s’ insinue dans le sous-sol de la demeure où sont cachés nos héros, pour y explorer méticuleusement ses moindres recoins.

Soudain, une machine à ma gauche se déclenche, faisant un bruit d’aspiration qui se déplace rapidement vers moi, un objet se retrouve instantanément dans mon orifice buccal bloqué en position ouverte. Il me semble bien que c’est une canule, d’où s’échappe maintenant un assourdissant bruit de succion.

Mon hôte, mais devrais-je l’appeler ainsi, car il ne fait pas vraiment preuve d’hospitalité, présente devant mes yeux exorbités, une longue aiguille montée sur une seringue.
Il me la plante dans la gencive à plusieurs reprises. Douloureux !
Mais la sensation s’estompe vite et je ne sens plus rien.

Il s’empresse alors de mettre ce qui s’apparente le plus à un foret, à l’ extrémité d’ un autre appareil, l’approche de ma bouche… Je perds connaissance…
Quelques instants plus tard, je retrouve mes esprits.

J’ai fait un malaise !

Bon sang, que je déteste aller chez le dentiste !!!

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Glomérule Néphron.

Cet écrit inaugure une nouvelle catégorie de texte nommée M.L.Q.
Sans mauvais  jeu de mots, cet acronyme signifie : Magnifier Le Quotidien.

L’ occasion pour moi de laisser s’exprimer une parcelle encore intacte de mon âme d’ enfant. Celui-là même qui, avec deux bouts de bois, perché sur un vieux banc d’école, partait à l’ aventure sur le plus beau des bateaux pirate (le banc) et croisait le fer (les bouts de bois) avec qui voulait bien en découdre avec le capitaine que j’étais.

Deux photos ci-dessous,du fameux serpent de fer, extraites du film de Steven Spielberg, « La guerre des mondes » sorti le 06 juillet 2005 . Crédits :cliquez ICI

Guerre des mondes steven spielberg 1 Guerre des mondes steven spielberg 2.jpeg

Photo cabinet dentaire, cliquez ICI

Le témoin

Je vous ai proposé depuis cet été, toute une série de textes dépoussiérés et remis à l’honneur sur ma page d’accueil.
Ces textes et poèmes de 2017, tirés de mon blog naissant donc, méritaient je trouve, un peu plus que d’être stockés dans la rubrique archives .
Celui-ci clôturera cet intermède qui, je le reconnais, s’est un peu étalé dans le temps.

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Le témoin.

Tu étais heureux et fier pour mes parents lorsque tu appris que ma mère était enceinte.

Tu fus rempli d’ émotion, lorsqu’ ils revinrent pour l’ accouchement.

Plus tard, tu assistas au stress des vaccinations, à mes petits bobos, mes maladies infantiles, mes rhumes, mes grippes …

Ton air réprobateur me remit dans le droit chemin lorsque, convoqué chez le directeur de ce collège, j’attendais avec toi devant son bureau.

Tu partageas aussi avec moi mes réussites aux examens scolaires.

Présent, tu fus rassurant et maître de patience avant ce concours ou cet entretien d’embauche.

Tu incarnas le témoin réjoui à mon mariage, dans cette immense salle de la Mairie.

Puis un cycle se réenclencha avec mon enfant, naissance, docteur, école, et cetera.

Dans cette pénombre de ce petit couloir des urgences, tu entendis comme moi ce médecin au fort accent, m’annoncer cette terrible nouvelle : la phase terminale de cancer de ma mère …

Et je le sais maintenant.

Quand viendra mon tour, le grand voyage, le dernier, tu seras là .

Toi, l’ ARBRE des maisons, le FICUS .

Celui qui peuple tous les lieux, salons, bureaux, halls … salles d’ attente, celles des maternités, médecins, écoles, administrations, mairies, urgences …

Silencieuse et discrète forêt magique éparpillée.

Sentinelles de l’ Humanité, vous serez toujours à nos côtés, vivant avec nous joies, angoisses, et peines.

Il suffit juste de tourner un peu la tête pour vous remarquer …

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Glomérule Néphron.

Texte paru sur mon blog le 28 septembre 2017.

Source photo : cliquez ICI

Sans L

Voici un petit poème écrit sans la lettre L. Puis-je vivre sans L, sans elle, sans ailes ?

Sans L,

Puis-je vivre,
Uniquement survivre ?

Des années de vie à deux,
Nous ont soudés, épreuve du feu.

Toujours une profonde connivence,
Un premier jour où tout commence.

Tant de fois secoués, éprouvés ,
Sauvés par nos destins fusionnés.

Comment progresser, approcher,
Extase, béatitude, sommet …

Sans ELLE ?

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Texte paru sur mon blog le 27 septembre 2017.

Source photo : cliquez ICI

Opération fraternelle

Qui dit rentrée des classes, dit premier cours de maths ! Une matière indispensable pour nos futurs traders de la « haute finance » …

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Opération fraternelle.

C’ est en additionnant nos différences,
Que nous multiplierons nos chances,
De nous soustraire au règne du chiffre,
La racine du mal qui tente de nous diviser,
Tous ensembles redevenir nombres premiers.

Glomérule Néphron.

Source de la photo : cliquez ICI

Texte paru sur mon blog le 10 septembre 2017