Amours

Sea Fantasy Mermaid Siren

Spirale de l’ amour.

Par leur mélodieux chant attirés,
Par leurs sourires sensuels,
Promesses d’extases sexuelles,
Mutuellement envoûtés,

Une fois de plus aveuglés,
Ils y croiront encore,
Ignorant toujours la mort,
De cet amour, programmée.

À espérer comme le tout premier,
De nouveau, se jetteront sur ses écueils.
S’ y déchiquetteront jusqu’ au deuil,
Aventure mort-née déjà drossée.

Le temps finira par tout diluer,
La sirène ne sera plus,
Son Triton non plus,
Lente agonie de leur hymen brisé.

Disputes, jusqu’ à la haine…
Cette fois définitivement fini:
Partiront chacun de leur côté et puis,
Et puis à nouveau «Terre, terre, Capitaine»…

Amours, Spirales infernales,
Tourbillons d’ âmes entraînant,
L’ Autre irrésistiblement,
Vers le gouffre abyssal .

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Glomérule Néphron.

Intentions de l’auteur.

J’ai voulu par cette poésie, exprimer cette « spirale infernale » que nous vivons tout au long de notre vie. Ces amours qui se succèdent. 
D’abord la phase de séduction, comme des marins par l’appel des sirènes, l’on se laisse séduire et devenir leur Triton (le compagnon des sirènes) . Dans cette phase, hommes et femmes, ne dévoilent que leurs meilleurs aspects, telle des sirènes. Ce n’est que par la suite que les défauts se révèlent …
Puis, inexorablement, les sentiments se drossent sur les écueils de la vie, quotidien, routine, fatigue … etc
Et vient le temps des disputes, de la haine, de la séparation, « la descente aux enfers ».

Ce qui ne nous empêchera pas à l’idylle suivante, « terre, terre capitaine » d’espérer et de croire que cette fois, l’ on a rencontré  l’Amour, avec un grand « A ». Le vrai ! 

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Erosion

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Erosion.

Comme chaque goutte d’eau,
Sur cette roche millénaire, emporte,
Un peu de matière en quelque sorte,
Dissous comme cachet dans verre d’eau,

Nos sentiments amoureux finiront,
Dans un océan de larmes emportés,
Lentement par le quotidien, érodés,
Dans cette mer de chagrin, se fondront.

L’inéluctable érosion,
D’ habitudes, nous ronge,
Le nier serait mensonge,
Récurrente abrasion.

Décrépitude sans fin,
Combat désespéré,
À l’infini répété,
Lutter en vain.

Le but de Dame Nature ?
Ce malaise bien reproduire,
Pour mieux se reproduire,
Entre deux blessures.

La maligne nous trousse,
L’espèce lui faut sauvegarder.
À tout vent nous fait semer,
La devise de Larousse …

Glomérule Néphron.

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Intentions de l’auteur.

J’ai voulu dans cette poésie exprimer, l’érosion de l’habitude sur nos sentiments amoureux. Érosion qui nous pousse, après bien des larmes, à la séparation. Mais entre temps nous aurons semé nos graines, nous nous serons reproduit. Et nous reproduirons encore peut-être, à l’histoire d’amour suivante. Le but de Dame nature est accompli : la survie de l’espèce. Et tant pis pour toutes ces souffrances qu’elle nous aura fait vivre. Nous ne sommes que ses jouets pour elle.

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La rose éternelle

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A ma femme,

En cadeau, juste cette rose,
Pour que tes lèvres roses,
De la même douceur,
Ses pétales effleurent.
Qu’ elle mette en valeur,
De ton visage la douce pâleur,
Et de tes mains leur beauté diaphane.
Ne crains pas qu’ elle se fane,
Elle saura toujours rester belle,
Comme ta beauté, elle est éternelle.

Glomérule Néphron.

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La coccinelle

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Je l’ ai rencontré sur cette feuille,
Elle semblait aussi être bien seule.
J’ ai frotté mes antennes contre les siennes,
Et j’ai su de suite qu’ elle pourrait être mienne.
La nature fait tellement bien les choses,
Mais il va falloir cette fois-ci que j’ose.
Que je me lance et lui avoue mes sentiments,
En espérant que les siens ne soient pas différents.
Lui déclarer la flamme de cet amour naissant,
Afin de vivre ma vie autrement qu’en rêvant.
Etre heureux avoir plein d’ enfants coccinelles,
Tous et toutes aussi beaux et belles qu’elle.
Et que devenu très vieux dans 12 mois,
Sur mon passé penché je me dise ouah,
Quelle merveilleuse vie d’insecte j’ ai vécu,
Que sans déclarer cet amour je n’aurais jamais eu.

Glomérule Néphron.

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