La différence

Centième publication ! Tchin !

Globe Human Children Different Nationalities

Suite et fin de cette série de textes sur la différence.

 

La différence.

Pourquoi tous ces petits textes sur la différence ?

Parce que nous naissons tous différents , mais que nous sommes tous aussi semblables.

Parce que cette différence qui peut être exploitée, prise comme faiblesse par certains dans la cour d’ école , est en fait une force face aux futures épreuves de l’ existence, comme pour Claudine .

Parce que connaissant la vie et ses revirements, qui peut dire qu’ il n’aura pas un AVC comme Mr Georges ? ( AVC : Accident vasculaire cérébral ) .

Un accident de la route comme Rémi ?

Un enfant victime d’ une maladie comme Eloise le fut de la poliomyélite,
ou d’ une souffrance foetale comme Claudine (cordon ombilical enroulé et garrottant son avant bras droit, l’ ayant empêché de se développer ) ?

Pourquoi tous ces petits textes sur la différence ?

Pour que se réalise un rêve utopique qui m’est cher : gêne et moqueries remplacées par compassion et empathie.

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Glomérule Néphron.

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Hommage à Claudine

Texte sur la différence (suite).

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Hommage à Claudine.

 

Si vous l’ aviez connu Claudine,
L’ avant bras droit en moins,
Et pourtant rien de moins,
Elle bricolait, faisait la cuisine,

Mais aussi le ménage, jardinait…
Un jour sa vie à nouveau bascula,
Son petit se noya,  dans l’ alcool elle sombra,
Puis se reprit et éleva fille qu’ elle eu après.

Très jeune elle avait perdu son père,
Mort d’une chute du toit , tombé,
De la maison qu’ il construisait,
Abri pour protéger enfants et mère.

 

Pour finir Claudine perdit sa mère, maladie de Charcot,
Puis se dégrada à son tour, cancer du pancréas,
Qui lui laissa six mois de répit , puis décéda,
Laissant sa fille Pauline, vingt ans, sur le carreau.

De la misère aussi , vie de m–de vous dis-je,
Et pourtant elle était toujours de bonne humeur,
Elle voyait du positif jusque dans le malheur,
Un beau monument il faudrait que je lui érige.

Quand je peine, et rame aujourd’ hui,
Je pense à elle, reprends des forces,
Retrouve mes ailes, redevient véloce,
Tant d’épreuves surmontées, leçons de vie.

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Glomérule Néphron.

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Eloïse et Rémi

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Texte sur la différence (suite).

Eloïse.

Elle aussi comme Mr Georges, promène un chien .
Un labrador de robe beige, regard rempli d’ amour pour elle.

Eloïse est un joli «petit bout de femme» .
Mignonne, blonde aux yeux bleus.

Pour marcher, elle est obligée de se contorsionner littéralement.

Elle penche sa tête à droite, envoie tout son corps de ce côté.
Puis bascule le bassin pour lever sa jambe gauche.

Fait un pas et recommence toute l’ opération du côté opposé pour avancer l’ autre pied.

Certains samedis jour de marché, elle boit un verre avec son ami Rémi.
Lui est en fauteuil roulant . La trentaine, bel homme, cheveux bruns.

J’aime les entendre rire aux éclats …

La suite … et des explications à la fin de ces petits textes.

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Glomérule Néphron.

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Mr Georges

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Texte sur la différence (suite).

Mr GEORGES.

Quel est donc ce curieux équipage, que tous les matins je vois ?
Un chien, un lévrier nain qui promène son maître. Qui tel un funanbule
sur son fil, oscille.

Pantin désarticulé, bras tendus droits devant lui, il envoie à chaque pas ses jambes au loin.
Une démarche mécanique, chancelante, mal contrôlée .

Oui, chaque jour !
Précis comme une horloge.
Un chronomètre.

Parfois il croise des jeunes collégiens.
Certains lui laissent le trottoir, d’autres le bousculent .
D’autres encore se moquent ouvertement de lui.
Vieux réflexe . Réaction archaïque . Mais qui me désole…

La suite  … et les explications à la fin de ces petits textes.

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Glomérule Néphron.

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Le rêve

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I make a dream …

J’ ai fait un rêve cette nuit …

J’ étais dans une cour d’ école où il y avait plusieurs groupes dispersés.
J’ avançais vers le plus proche.

Aussitôt, un individu hurla en me voyant : « casse toi gros lard » et me repoussa violemment. J’ eus du mal à garder mon équilibre.
Je regardai mon ventre . Effectivement, j’ étais bien «enrobé».
Pour ne pas dire «gros» .

Je me dirigeais alors vers un autre groupe qui avait l’ air plus sympathique .
Quelques uns des membres qui le constituaient, connaissaient aussi l’ embonpoint.
Ils y semblaient  bien acceptés .

En me voyant arriver, l’ un d’ eux m’ interpella : « qu’ est ce que tu fous là le black, dégage on veut pas d’ étranger dans notre groupe ! »

J’ enlevai mes gants, vis mes mains, les tournai devant mes yeux ébahis.
Oui, elles  étaient bien du plus beau « noir » qui soit ! Et alors ?

Il avait dit « étranger». Mais je ne parlais qu’ une seule langue.
Ma langue maternelle : le Français !

Je ne compris pas .
Rejeté une fois de plus, je ne pus contenir ce violent spasme et toussais jusqu’ à presque vomir de dégoût. Une boule d’angoisse m’ étreignit et me broya l’ estomac.
Un tsunami de larmes remplit brusquement mes yeux.

Chacun de leurs éclats de rires transperçait mon coeur comme un poignard fin et acéré.
Je m’ éloignais, dépité et honteux d’ avoir pleurer ainsi devant eux .
Ils avaient gagné !
Touché, coulé !

Une clameur sous le préau là-bas attira mon attention et m’extirpa un instant de mon malaise .

Je m’ approchais lentement et prudemment de cet attroupement.
Au milieu, un enfant apeuré que l’ on rouait de coups.
Il avait eu le «tort» de naître avec des cheveux roux !
Comme s’ il y pouvait quelque chose !
Et comble de l’ horreur, quelques secondes plus tard … forcé à le faire par les autres et par peur de me retrouver à sa place, je le frappais à mon tour en l’ insultant.

De victime quelques minutes avant, je devenais bourreau contraint par cet effet de groupe. M’ y intégrait, grâce à l’ ennemi extérieur commun du jour !
Mais rien ne me certifiait pourtant que le lendemain ce ne serait pas moi qui le deviendrait !

I make a dream … A real nightmare !

J’ai fait un rêve … un cauchemar plutôt ! En revivant cette véritable guerre des nerfs qui se joue tous les jours depuis des générations dans la cour des écoles.

C’est là que la (ou les) différence(s), celle(s) que nous possédons forcément tous, devient (ou deviennent) un (ou des) potentiel(s) point(s) de vulnérabilité. Qu’ il faut absolument tester, pour prendre l’ ascendant sur l’ autre avant qu’il ne le fasse !

Une partie de notre avenir se joue aux récréations !

Véritable marquage au fer rouge qui se répercutera dans nos futures relations affectives, sociales et sur la place que l’ on occupera dans la hiérarchie professionnelle .

Glomérule Néphron.

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Hypersensibilité

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Dans ce monde rempli d’indifférence,
L’on se rit pourtant de la différence.

L‭’ hypersensibilité en fait partie.
Diversement perçue dans chaque pays.

En Indonésie elle sera une qualité.
Pour un garçon de nos contrées,
Sera une tare trop souvent critiquée.

Pour une fille dans la cour de récré,
Aussi comme faiblesse considérée.

Elle peut-être bien sûr génétique,
Ou provenir d’expériences tragiques.

L‭’ hypersensibilité est un tout,
Souvent due à un trop plein de tout.
Trop de douleur à fleur de peau.

La sensibilité, loin il s’en faut,
Exacerbée n’est‭ ‬pas un défault.

Mais sous sa coquille d’escargot,
Se sera protégée car il le faut.

Pour ceux qui ne peuvent s’identifier,
Peut-être un jour vous ressentirez,

‭En v‬ivant ce que nous avons vécu,
Chacun de vos nerfs mis à nu,

Ecorchés ainsi pour toute la vie,
Pour nous,‭ ‬un peu plus d’empathie.

Glomérule Néphron.

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